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Normandie
À Mortagne-au-Perche, le boudin noir a sa confrérie, sa foire et son concours international.
Charcuterie de Normandie.
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Au XIXe siècle déjà, la charcuterie de Mortagne-au-Perche jouissait d'une certaine renommée. Les boudins y étaient connus sous l'ancien nom de « sangs cuits », une spécialité mortagnaise qui a donné son nom à la confrérie locale. Le boudin lui-même ne se fait remarquer qu'en 1931, à l'Exposition coloniale de Paris.
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Le lien de la ville avec le boudin noir se noue pour de bon en 1963. La Confrérie des Chevaliers du Goûte-Boudin naît le 23 mars de cette année-là, le jour où Mortagne-au-Perche ouvre sa première Foire au Boudin. Ses membres, percherons ou percherons d'adoption, veulent faire connaître le Perche et ses produits, recenser la variété des boudins de France et encourager la qualité par des concours annuels.
Chaque troisième week-end de mars, depuis plus de cinquante ans, le boudin noir a son concours international, autour d'une grande fête du terroir. La confrérie y élit le meilleur boudin ; des candidats allemands, autrichiens ou canadiens s'y inscrivent chaque année. Le clou de la fête reste, selon la tradition, le concours du plus gros mangeur de boudin.
Goût
savoureux, légèrement relevé par les épices
Texture
moelleuse
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Le boudin noir de Mortagne se déguste traditionnellement poêlé ou grillé ; on le retrouve aussi dans des tartes, des quiches ou des gratins. Il s'accompagne volontiers d'une purée de pommes de terre, d'une salade verte ou d'un verre de cidre normand.
Le boudin noir de Mortagne n'est associé à aucun signe officiel (AOP, IGP, Label Rouge) : sa notoriété tient à la Confrérie des Chevaliers du Goûte-Boudin, née en 1963, et à la foire et au concours qu'elle anime chaque année en mars.
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