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Centre-Val de Loire
Un petit bonhomme en pâte feuilletée que l'on s'offrait la veille du Nouvel An : à Chartres, le cochelin se donne encore, de génération en génération, comme un vœu de bonne année.
Pâtisserie ou spécialité boulangère du Centre-Val de Loire.
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Le cochelin est une pâtisserie chartraine en forme de petit bonhomme, façonnée dans une pâte feuilletée. Sa tradition remonterait au Moyen Âge, quand la confrérie des boulangers le fabriquait pour le vendre le soir du 31 décembre. On l'achetait alors pour l'offrir aux parents et aux amis venus présenter leurs vœux de bonne année.
La coutume voulait aussi que les parrains offrent un cochelin à leur filleul lors de son mariage. Le site Spécialités de France rappelle de même qu'on le donnait volontiers au Nouvel An ou aux jeunes époux. Une pâtisserie de passage, en somme : moins un dessert qu'un présent qui scelle une fête de famille.
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Au début du XXe siècle, un folkloriste beauceron, Gustave Fouju, décrivait les vitrines des pâtissiers chartrains qui, dès la veille de Noël, se garnissaient de gâteaux de pâte feuilletée aux formes humaines et animales. Aux premiers jours de janvier, les emporte-pièces étaient remisés dans un coffre ou une armoire pour une année entière. À la campagne, chaque maîtresse de maison fabriquait les siens, et les cochelins y étaient autrefois les seules étrennes des jeunes enfants, parfois accompagnées d'une petite pièce de monnaie.
Le même auteur s'interroge sur ces personnages : étaient-ce, au départ, des figurines de ceux qui venaient adorer l'Enfant Jésus dans sa crèche ? Il avoue ne pouvoir le trancher.
L'origine du mot « cochelin » reste inconnue : le site Spécialités de France reconnaît ignorer l'origine du nom de cette pâtisserie, qu'il hésite à situer dans l'Ouest ou dans le Centre de la France, tout en la rangeant parmi les spécialités d'Eure-et-Loir. La tradition, elle, renaît : les pâtissiers de Chartres la font revivre et proposent le cochelin pendant la période de Noël.
Aspect
une silhouette de petit bonhomme dessinée dans la pâte feuilletée. Au début du XXe siècle, les pâtissiers chartrains le façonnaient aussi en coq, chien, cheval, cochon, cavalier, poisson, cerf, parfois lion, et même en girafe.
Goût
nature, ou relevé d'une garniture : chocolat ou pâte d'amande selon la Ville de Chartres, confiture selon l'office de tourisme et Spécialités de France.
Texture
une pâte feuilletée très légère, d'autant plus fragile que le bonhomme est grand, notait un folkloriste du début du XXe siècle.
La pâte est découpée à l'emporte-pièce en forme de petit bonhomme.
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Le cochelin se déguste et s'offre au moment des fêtes de fin d'année : c'est à cette période que les pâtissiers de Chartres le remettent en vitrine, et la tradition le destine aux proches venus présenter leurs vœux. Un témoignage du début du XXe siècle le dit à acheter à Chartres « du jour de Noël au jour de l'An ».
Aucun label officiel (AOP, IGP, Label Rouge) ne protège le cochelin de Chartres : c'est une pâtisserie traditionnelle, sans cahier des charges ni appellation.
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