Mise à jour le

Goyavier de la Plaine des Palmistes — illustration générée par IA Illustration générée par IA

La Réunion

Goyavier de la Plaine des Palmistes

Sur le plateau frais de la Plaine des Palmistes, d'avril à août, les vergers se parsèment de petites baies rouge sombre, sucrées et acidulées : le goyavier, fruit des cueillettes en famille et des confitures réunionnaises.

Fruit de La Réunion.

Découvrir

L'Essentiel

Histoire & Origine

Goyavier de la Plaine des Palmistes — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Un fruit venu du Brésil, adopté par l'île

Le goyavier de La Réunion est un goyavier-fraise (Psidium cattleianum), originaire des basses terres du sud-est du Brésil et du nord de l'Uruguay. Introduit très tôt en Chine, puis apporté en Angleterre par le botaniste Cattley, il a gardé de ces étapes ses noms de « goyave de Chine » et de « goyave de Cattley ». Les Antilles l'appellent goyave-fraise, l'île Maurice goyave de Chine.

À La Réunion, il s'est rapidement naturalisé, formant par endroits des peuplements très denses, et on le trouve dans une grande partie de l'île, des Hauts aux pentes du vent. Les Réunionnais l'appellent simplement goyavier, ou « gouyavier », et ne boudent pas leur plaisir : la saison est l'occasion d'intenses cueillettes familiales, en particulier dans les Hauts. Cette réussite a son revers : la plante, très envahissante, figure parmi les espèces les plus invasives du monde, ses graines dures étant disséminées par les oiseaux.

Goyavier de la Plaine des Palmistes — illustration générée par IA Illustration générée par IA

La Plaine des Palmistes, berceau de la production

Si le fruit pousse partout à l'état sauvage, c'est la Plaine des Palmistes qui en fait un produit de verger. Ce plateau situé à vingt minutes de Saint-Benoît, à environ 1 000 mètres d'altitude et bien arrosé, jouit d'une grande richesse botanique ; il fournit environ 80 % de la production réunionnaise, soit près de 200 tonnes de goyaviers par an. Le Cirad y voit le berceau de la production du goyavier à La Réunion.

Les vergers s'étagent sur les flancs nord et sud du plateau, entre 900 et 1 300 mètres. La récolte dure environ deux mois dans chaque verger, et vient plus tard dans ceux de l'altitude. Localement, la saison commence en général en avril pour s'achever en août. Elle peut démarrer avec un peu de retard — quinze jours une année — et le manque de soleil des Hauts pèse alors sur le taux de sucre des fruits.

Une filière, une fête

Les producteurs de goyaviers de la Plaine des Palmistes sont représentés depuis 2017 par le GIEE Nout'Goyavier et l'association du même nom, qui compte 44 adhérents ; la filière est fortement soutenue par la mairie, la Chambre d'agriculture et le Département. Son ambition tient en trois verbes : produire plus, mieux et plus longtemps, pour offrir des goyaviers aux consommateurs sur une plus grande part de l'année.

Le fruit a aussi sa fête. Chaque année, la Fête des goyaviers réunit à la Plaine des Palmistes producteurs et transformateurs — fabricants de confitures, de pâtes de fruits, de pâtisseries — dans une ambiance de fête foraine, avec animations, jeux, spectacles et concerts.

Caractéristiques du produit

Description sensorielle

Aspect

Petite baie sphérique d'environ 2,5 cm de diamètre, à la peau lisse et brillante, qui vire au rouge violacé à maturité ; la pulpe est blanche et renferme de petits grains durs.

Odeur

Très parfumé à pleine maturité, sans le goût musqué de la goyave : son arôme rappelle celui de la fraise.

Goût

Tendrement sucré, avec une petite pointe acidulée.

Texture

Pulpe blanche parsemée de petits grains durs qu'il faut écarter.

Mode de fabrication

01

Floraison et nouaison

la croissance des pousses repart à la sortie de l'hiver, puis viennent la floraison et la nouaison ; en altitude, la… Lire la suite
la croissance des pousses repart à la sortie de l'hiver, puis viennent la floraison et la nouaison ; en altitude, la température pèse lourd : à la floraison, le taux de nouaison diminue avec la température moyenne et devient nul sous 13,5 à 14 °C.
02

Récolte

de l'ordre de deux mois par verger, entre avril et août, plus tardive dans les vergers de l'altitude.

03

Écoulement

la production est écoulée par la coopérative, vendue dans les champs, proposée en barquettes ou confiée à des transforma… Lire la suite
la production est écoulée par la coopérative, vendue dans les champs, proposée en barquettes ou confiée à des transformateurs.
04

Transformation

le principal obstacle est d'extraire le jus et d'ôter les petits grains durs du fruit.

Dégustation & accords

Goyavier de la Plaine des Palmistes — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Le goyavier se déguste cru, comme n'importe quel fruit. Tout dépend de sa maturité : rouge cerise, il fait de belles gelées et de belles confitures ; très mûr, avec des reflets noirs, il se savoure tel quel ; éclaté par la pluie, gorgé d'eau, il part plutôt en jus. On le travaille aussi en crème, en clafoutis, en yaourt ou en sorbet.

Son acidité le rend précieux en cuisine salée : il relève les carris, ou se transforme en rougail avec du piment pour accompagner les plats. Il est riche en vitamine C — environ 50 mg pour 100 g de fruit, soit vingt fois plus que l'orange. À ne pas confondre avec la goyave, bien plus grosse et très différente au goût.

Les acteurs du terroir

Aucun acteur n'est encore référencé pour ce produit.