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AOC — AOP — Languedoc-Roussillon
Introduit par les Arabes il y a plus de dix siècles, l'abricotier a trouvé dans la plaine du Roussillon, entre Méditerranée et Canigou, la terre où ses ponctuations rouge vif ne poussent nulle part ailleurs.
Fruit du Languedoc-Roussillon, AOP depuis 2016.
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Introduit par les populations arabes, l'abricotier est présent dans l'aire géographique du Roussillon depuis plus de dix siècles, profitant d'un système ancestral de canaux d'irrigation dont l'origine remonte pour la plupart au Moyen Âge. Sa culture commerciale ne se développe véritablement qu'au début du XIXe siècle, avant d'être portée par l'arrivée du chemin de fer, qui ouvre aux producteurs roussillonnais l'accès aux marchés lointains. L'essor est spectaculaire : en 1937, la récolte du Roussillon représente 60 % de la production française d'abricots, et en 1971 les Pyrénées-Orientales sont le premier département producteur du pays, avec 72 % de leur surface plantée dans la seule variété population « Rouge du Roussillon ».
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Pendant plus d'un siècle, la culture de l'abricotier en Roussillon reste liée à un unique type variétal, le « Rouge du Roussillon », remarqué dès 1938 pour son adaptation parfaite au climat local. Au fil des greffages et des facteurs environnementaux, ce type a évolué vers une « variété population ». Un programme de sélection engagé au milieu du XXe siècle, destiné à limiter l'alternance de production, aboutit d'abord au clone A157, puis aux variétés Aviéra (1988), Avikandi (1991) et Royal Roussillon (1996). Toutes sont restées cantonnées à ce seul bassin de production : les rares tentatives de plantation hors des Pyrénées-Orientales — un hectare de Rouge du Roussillon, un hectare et demi d'Aviéra recensés en 2010 — n'ont jamais donné lieu à une production commerciale, ce qui vaut à ces variétés d'être qualifiées d'« endémiques ».
Le Syndicat de défense des Abricots rouges du Roussillon dépose sa demande de reconnaissance en appellation d'origine contrôlée, examinée par le comité national de l'INAO le 5 juin 2014. Le décret n°2015-345 du 26 mars 2015, publié au Journal officiel du 28 mars, reconnaît l'AOC et homologue son cahier des charges, offrant aux Abricots rouges du Roussillon une protection nationale transitoire en attendant leur enregistrement par la Commission européenne. Cet enregistrement intervient par le règlement d'exécution (UE) 2016/198 du 3 février 2016 : les Abricots rouges du Roussillon obtiennent l'appellation d'origine protégée.
Aspect
Couleur de fond orangée, ponctuations rouge vif caractéristiques, calibre petit à moyen (35 à 55 mm de diamètre)
Odeur
Arômes intenses de fruit frais, entre pêche et nectarine
Goût
Saveur sucrée, teneur en sucre supérieure à 12° Brix, acidité faible, notes de jus d'abricot
Texture
Chair souple, juteuse et fondante
Quatre variétés, toutes issues ou dérivées du même fonds génétique et cantonnées à ce seul bassin de production, peuvent revendiquer l'appellation :
(population et clone A157) — variété historique, à l'origine de toutes les autres
sélectionnée en 1988
sélectionnée en 1991
sélectionnée en 1996
chambre froide à 10 °C maximum, délai de 6 jours au plus entre récolte et expédition.
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Disponibles sur les marchés de mi-juin à mi-août, les Abricots rouges du Roussillon se dégustent aussi bien frais que transformés : en confiture, incorporés à des yaourts, ou cuits dans des crumbles.
Depuis : 2015
Zone couverte : Une centaine de communes des Pyrénées-Orientales (66), le long des vallées du Tech, de la Têt et de l'Agly, de la bordure méditerranéenne aux contreforts des Corbières et du Canigou (jusqu'à 450 m d'altitude)
Exigences clés : Quatre variétés autorisées (Rouge du Roussillon, Aviéra, Avikandi, Royal Roussillon) ; couleur de fond orangée à ponctuations rouge vif ; calibre de 35 à 55 mm ; teneur en sucre supérieure à 12° Brix ; récolte manuelle ; tri, calibrage et conditionnement dans l'aire géographique, en contenants rigides (5 kg maximum pour le marché du frais, 25 kg pour la transformation) ; délai récolte-expédition de 6 jours maximum ; stockage en chambre froide à 10 °C maximum
Référence : Décret n°2015-345, JORF n°0074 du 28 mars 2015.
Depuis : 2016
Zone couverte : Une centaine de communes des Pyrénées-Orientales (66), le long des vallées du Tech, de la Têt et de l'Agly, de la bordure méditerranéenne aux contreforts des Corbières et du Canigou (jusqu'à 450 m d'altitude)
Exigences clés : Enregistrement européen de l'appellation d'origine contrôlée, confirmant les exigences du cahier des charges national
Référence : Règlement d'exécution (UE) 2016/198 de la Commission, JOUE L 39 du 16 février 2016.
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