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IGP — Rhône-Alpes
Bulbes blancs doux et charnus du sud Drôme — culture de tradition, luminosité de Provence, goût subtil.
Légume de Rhône-Alpes, IGP depuis 2008.
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L'ail est cultivé dans la Drôme depuis longtemps : sa culture y est déjà décrite en détail en 1600 par l'agronome Olivier de Serres dans son Théâtre d'Agriculture et Mesnage des Champs. Le marché de Valence réglemente son prix dès 1793, et la foire aux Aulx de la Saint-Pierre, à Crest, s'y tient depuis le début du XXe siècle. Le tournant décisif survient dans les années 1960 : des chercheurs de l'INRA sélectionnent, à partir de la population locale « Blanc de la Drôme », les variétés Messidrôme et Thermidrôme, toujours cultivées aujourd'hui — la Drôme fournit depuis plus de 85 % des semences d'ail certifiées vendues en France. La reconnaissance en IGP, en 2008, vient formaliser ce savoir-faire agricole transmis de génération en génération.
Le sud-ouest de la Drôme — basse vallée de la Drôme et plaine des Andrans — bénéficie d'un climat particulier : ensoleillement soutenu et mistral sec et fréquent, qui assèche naturellement les bulbes après récolte et favorise le séchage traditionnel, sur des sols argilo-calcaires bien drainés. Ces conditions clima-pédologiques donnent à l'ail Drômois son profil distinctif : bulbe blanc, parfois marqué d'une flamme violette, à la saveur légèrement sucrée et à la texture moelleuse.
Deux variétés locales sont à l'origine de la reconnaissance de l'IGP : Messidrôme et Thermidrôme, issues dans les années 1960 d'une sélection opérée par l'INRA sur la population « Blanc de la Drôme ». Le cahier des charges prévoit explicitement que cette liste variétale puisse s'enrichir de nouvelles variétés validées par une commission d'experts. La filière drômoise cultive aujourd'hui six variétés reconnues : Messidrôme, Thermidrôme, Messidor, Therador, Sabagold et Sabadrôme — chacune avec ses qualités propres, certaines pour le frais, d'autres pour le sec.
Aspect
Bulbe blanc, parfois marqué d'une flamme violette, de gros calibre — diamètre minimal réglementaire de 45 mm
Odeur
Fraîche, sans agressivité
Goût
Saveur légèrement sucrée, d'intensité moyenne, à l'arrière-goût peu persistant — une « impression agréable » selon le cahier des charges de l'IGP
Texture
Moelleuse à la cuisson ; gousses charnues à l'état frais, sèches et cassantes une fois affiné
manuelle ou mécanique, déclenchée selon le rapport poids des bulbes/poids des feuilles et le dessèchement du feuillage.
brossage, blanchiment (retrait de l'enveloppe la plus externe) et tri selon la norme de commercialisation CEE.
Ail frais : Commercialisé rapidement après récolte (dans les 48 heures selon le cahier des charges de l'IGP), gousses tendres et juteuses, saveur très douce ; consommation en salade ou cuisson légère.
Ail sec : Séché au moins 21 jours après l'arrachage (durée minimale fixée par le cahier des charges), saveur plus concentrée, meilleure aptitude à la conservation ; usage culinaire courant.
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Ail frais : Consommer cru en salade avec huile d'olive, ou légèrement poêlé au beurre avec persil.
Ail sec : Base de sauce aïoli, mayonnaise provençale, cuisines méditerranéenne et asiatique.
Depuis : 2008
Zone couverte : 118 communes du sud-ouest de la Drôme, réparties sur 13 cantons
Exigences clés : Liste de variétés autorisées, extensible par validation d'une commission d'experts ; production de semences, culture, récolte, séchage et préparation réalisés dans l'aire IGP ; séchage naturel ou par ventilation dynamique, favorisé par le mistral ; aucun traitement post-récolte
Le cahier des charges est porté par l'APAD (Association des Producteurs d'Ail de la Drôme), organisme de défense et de gestion de l'IGP, qui fédère notamment le GIE L'Ail Drômois.
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Association
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