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Cacou — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Bourgogne

Cacou

À Paray-le-Monial, on ne dénoyaute pas les cerises du cacou — c'est ce petit entêtement, transmis de génération en génération, qui fait tout le goût de ce gâteau du printemps bourguignon.

Pâtisserie ou spécialité boulangère de Bourgogne.

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L'Essentiel

Histoire & Origine

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Un gâteau né des merisiers du Brionnais

Le cacou doit son existence aux cerisiers et aux merisiers qui poussent en abondance dans cette partie sud-ouest du Charolais, autour de Paray-le-Monial : des arbres qui donnent une petite cerise noire, âpre et acidulée, bien différente des variétés de bouche. C'est de ce fruit modeste qu'est né, il y a plusieurs siècles, ce gâteau plat et rond devenu la figure culinaire de la ville. Son nom, curieux, a longtemps intrigué les visiteurs de passage dans le Brionnais, où l'on considère aujourd'hui Paray-le-Monial comme le meilleur endroit pour le déguster.

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La légende de la famille Coup

L'origine du nom se raconte comme une légende, dont les détails varient d'une version à l'autre. Dans la plus circonstanciée, elle remonte au XIVe siècle : la peste ravage alors le pays, et à Paray-le-Monial seuls un certain Lucas Coup et son épouse la Glaudine y échappent. Leur fils Jean-Marie invente une recette de gâteau à la cerise pour nourrir les survivants, et le dessert prend le nom de « Cacou » en hommage à cette famille. Une autre version, plus sobre, situe l'épisode au XIe siècle et parle d'une famine plutôt que d'une épidémie, sans nommer personne. Une troisième la rattache plus largement au Moyen Âge et parle d'« un sieur Coup » qui aurait sauvé les habitants de la famine grâce à ce gâteau — les trois versions s'accordent sur l'essentiel : un ancêtre « Coup » et une disette évitée.

La Confrérie des Francs-Cacous

Depuis 1972, la Confrérie des Francs-Cacous de Paray-le-Monial veille sur cette tradition et la fait vivre : chaque année, lors du chapitre qui se tient le deuxième week-end après la Pentecôte, ses membres défilent dans les rues de la ville en habits de circonstance. C'est elle qui transmet aujourd'hui encore la recette du cacou, telle qu'elle se prépare depuis toujours. Le gâteau figure désormais à l'inventaire du patrimoine culinaire français, dans le volet consacré à la Bourgogne, et il existe même une liqueur de cacou, déclinaison plus confidentielle du dessert original.

Caractéristiques du produit

Description sensorielle

Aspect

Gâteau plat et circulaire, à la surface dorée par la cuisson.

Goût

Cerises noires âpres et légèrement amères, dont le noyau intact laisse infuser tout l'arôme du fruit pendant la cuisson — la marque de fabrique du cacou.

Texture

Proche du clafoutis.

Mode de fabrication

01

Préparation de la pâte

délayer peu à peu la farine avec les œufs, le sucre en poudre et une pincée de sel, puis incorporer progressivement le l… Lire la suite
délayer peu à peu la farine avec les œufs, le sucre en poudre et une pincée de sel, puis incorporer progressivement le lait entier en évitant de former des grumeaux.
02

Préparation du moule

beurrer et fariner un moule rond d'environ 23 à 24 cm de diamètre, en ôtant le surplus de farine.

03

Garnissage

disposer au fond du moule les cerises noires entières, surtout sans les dénoyauter : c'est le noyau qui préserve tou… Lire la suite
disposer au fond du moule les cerises noires entières, surtout sans les dénoyauter : c'est le noyau qui préserve tout l'arôme du fruit.
04

Cuisson

recouvrir les cerises de la préparation et enfourner environ 45 minutes à four préchauffé (180 °C, thermostat 6), jusqu&… Lire la suite
recouvrir les cerises de la préparation et enfourner environ 45 minutes à four préchauffé (180 °C, thermostat 6), jusqu'à ce que le dessus soit légèrement doré.

Dégustation & accords

Cacou — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Le cacou se déguste tiède ou froid, nature ou accompagné d'une boule de glace, en dessert de fin de repas ou au goûter. Dans le Mâconnais tout proche, on l'accorde volontiers à un Viré-Clessé, ce vin blanc sec dont la fraîcheur répond bien à l'acidité des petites cerises noires.

Labels & Certifications

À noter

Aucun signe officiel de qualité (AOP, AOC, IGP, STG, Label Rouge ou Bio) ne protège le cacou. Sa notoriété locale est portée par son inscription à l'inventaire du patrimoine culinaire français, en région Bourgogne, et par la Confrérie des Francs-Cacous de Paray-le-Monial, créée en 1972, qui perpétue la tradition et défile chaque année lors de son chapitre.

Les acteurs du terroir

Aucun acteur n'est encore référencé pour ce produit.