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Chou de Pontoise — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Île-de-France

Chou de Pontoise

Sous ses feuilles fripées d'un vert violacé, ce chou d'hiver que Paris avait presque oublié doit sa survie à un maraîcher obstiné et à un chef qui l'a comparé à un grand vin.

Légume d'Île-de-France.

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L'Essentiel

Histoire & Origine

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Un légume né dans la plaine de Cergy-Pontoise

Terre de gastronomie francilienne depuis le Moyen Âge, Pontoise voit apparaître son chou emblématique au XVIe siècle, mais c'est au XIXe siècle qu'il acquiert ses lettres de noblesse : sa culture couvre alors près de la moitié de la plaine de la commune, plaque tournante de l'approvisionnement de Paris en légumes et en céréales. Sa notoriété est telle qu'elle marque encore aujourd'hui la géographie locale — le quartier du Chou, le long de l'Oise à Pontoise, porte son nom. Le peintre impressionniste Camille Pissarro, qui vécut à Pontoise de 1866 à 1883, en a même fait le sujet d'une toile, « Le chou à Pontoise », peinte en 1882.

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Le déclin, puis la renaissance d'un maraîcher obstiné

L'expropriation des agriculteurs dans les années 1970, puis la pression de la grande distribution et l'urbanisation dans les années 1980, ont failli sonner le glas du chou violacé. Laurent Berrurier, maraîcher à Neuville-sur-Oise, songe un temps à renoncer, mais résiste et reste aujourd'hui l'un des derniers à cultiver la souche pure du légume. Sa rencontre en 2009 avec le chef étoilé Yannick Alléno, alors en quête de produits oubliés du terroir parisien, marque un tournant : le chef ne tarit pas d'éloges sur ce chou qu'il compare à un grand vin, « rustique, profond », avec « du caractère ». Depuis, Laurent Berrurier fournit les tables de 130 grands chefs parisiens avec les 20 000 têtes de chou de Pontoise récoltées chaque année sur son exploitation.

Caractéristiques du produit

Description sensorielle

Aspect

Variété de chou de Milan, aux feuilles vert foncé légèrement violacées, resserrées et grenues, formant une pomme tendre et moins compacte que le chou blanc, au cœur violacé caractéristique.

Goût

Saveur sucrée et douce, plus prononcée et profonde que celle du chou vert, sans l'acidité relevée chez les hybrides.

Texture

Feuilles fines et douces, légèrement fripées — un froissé qui lui confère une bonne résistance au froid.

Mode de fabrication

01

Sélection des semences

Laurent Berrurier, l'un des derniers à détenir la souche pure du chou de Pontoise, sélectionne et cultive lui-même s… Lire la suite
Laurent Berrurier, l'un des derniers à détenir la souche pure du chou de Pontoise, sélectionne et cultive lui-même ses semences.
02

Culture en agriculture raisonnée

l'insecticide n'intervient qu'en dernier recours, en cas de problème avéré.

03

Résistance au froid

les feuilles fripées permettent la vente du chou tout l'hiver, y compris en période de gel.

04

Récolte à la main

le chou de Pontoise est encore récolté à la main, d'octobre à mars.

Dégustation & accords

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Le chou de Pontoise se déguste râpé en salade, farci, cuit en potée ou passé au wok — une cuisson courte suffit à préserver son croquant. Longtemps délaissé, il est aujourd'hui recherché par la haute gastronomie parisienne, qui le redécouvre depuis la rencontre entre Laurent Berrurier et Yannick Alléno en 2009.

Labels & Certifications

À noter

Le Chou de Pontoise ne bénéficie d'aucun label officiel. Sa sauvegarde et sa promotion sont portées localement par la Confrérie Gastronomique du Chou de Pontoise, association gastronomique déclarée en 2021, et par le concours culinaire annuel « La Belle & le Chou au Pays du Vexin », organisé par la Ville de Pontoise avec le Parc naturel régional du Vexin français.

Les acteurs du terroir

Confrérie — elle perpétue la tradition de ce produit Confrérie Pontoise

Confrérie Gastronomique du Chou de Pontoise

Confrérie

Producteur Neuville-sur-Oise

EARL du Château

EARL

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Confrérie — elle perpétue la tradition de ce produit Confrérie Pontoise

Confrérie Gastronomique du Chou de Pontoise

Confrérie

Association loi 1901 déclarée le 20 mai 2021 et publiée au Journal officiel le 25 mai suivant, elle a son siège à Pontoise, dans le Val-d'Oise. Son objet statutaire est de défendre la gastronomie de la région de Pontoise et du Vexin français, de participer à des manifestations gastronomiques et d'organiser des chapitres solennels.

La confrérie s'est fait connaître localement en 2022 en remportant un prix au concours de recettes « La Belle & le Chou au Pays du Vexin », organisé par la Ville de Pontoise avec le Parc naturel régional du Vexin français, avec une ballotine de pintade présentée en son nom.

Elle figure parmi les confréries adhérentes recensées par le Comité de Coordination Région Île-de-France des Confréries, aux côtés d'autres associations gastronomiques et vineuses de la région.

Adresse95300 Pontoise, France
Producteur Neuville-sur-Oise

EARL du Château

EARL

Exploitation maraîchère de Laurent Berrurier à Neuville-sur-Oise, dans le Val-d'Oise, qui consacre 12 hectares aux légumes — 230 variétés cultivées, principalement anciennes et franciliennes — aux côtés de 80 hectares de cultures céréalières. Le chou de Pontoise en est le produit phare, avec 20 000 têtes récoltées chaque année ; l'exploitation cultive aussi le poireau de Gennevilliers, l'asperge d'Argenteuil, ainsi que carottes, oignons, échalotes et pommes de terre.

Laurent Berrurier a fait le choix de fournir exclusivement la restauration régionale — une centaine d'établissements en Île-de-France — plutôt que les marchés de consommation. Sa rencontre avec le chef étoilé Yannick Alléno, dans les années 2000, a été déterminante pour la redécouverte du chou de Pontoise, dont il est aujourd'hui l'un des derniers à cultiver la souche pure ; il en assure lui-même la sélection des semences, en agriculture raisonnée.

Adresse1 Impasse du Clos — 95000 Neuville-sur-Oise