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Île-de-France
Petit bonbon rouge et translucide né des jachères de Nemours, le Coquelicot transforme la fleur éphémère des champs en douceur qui se conserve toute l'année.
Confiserie d'Île-de-France.
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L'histoire du Coquelicot de Nemours commence vers 1870, quand un confiseur de la ville, où le coquelicot pousse en abondance sur des terres riches en calcaire, imagine une confiserie à base de cette fleur des champs. Le coquelicot est alors réputé pour ses vertus apaisantes, et la confiserie naît d'abord comme une pastille destinée à calmer la toux et les maux de gorge, avant de devenir un bonbon de plaisir : de petits rectangles rouges et translucides, marqués d'une fleur. Le revendeur Le Bonbon au Palais situe pour sa part cette création dès 1850, sous l'impulsion d'un confiseur nommé François-Étienne Desserey — une version plus ancienne que celle retenue par le ministère de l'Agriculture.
La confiserie connaît son âge d'or jusque dans les années 1930, avant de tomber peu à peu dans l'oubli. Elle est relancée dans les années 1990 par un confiseur de Nemours, qui perpétue depuis la tradition. Denis Jullemier, chocolatier-confiseur installé dans la ville, a depuis élargi la gamme des spécialités au coquelicot : bonbons, chocolats, liqueurs, confits, sucettes, et même vinaigre. Le Coquelicot de Nemours s'exporte aujourd'hui en Scandinavie, en Espagne, en Grande-Bretagne, et depuis 2015 en Chine.
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Le coquelicot utilisé n'est pas cultivé : il pousse naturellement dans les jachères appartenant à des agriculteurs locaux, qui laissent les cueilleurs y accéder librement. La récolte a lieu chaque année entre mai et début juillet ; les pétales sont cueillis à la main, le matin entre 9 et 11 heures, pour éviter la rosée et les insectes. Environ 200 kilos de pétales sont ainsi récoltés chaque année, sur deux parcelles de trois hectares chacune. Une association de Nemours organise cette cueillette sur des champs non traités, et reverse le produit de la vente des pétales à des projets de développement économique au Sénégal.
Aspect
Bonbon translucide, teinté de rouge par des colorants naturels — concentrés de carotte et de cassis.
Odeur
Parfum floral de coquelicot.
Goût
Sucré, avec une pointe d'acidité apportée par l'acide citrique de la recette.
Texture
Bonbon à sucer, à l'origine façonné en petits rectangles translucides.
Au-delà du bonbon traditionnel, la confiserie au coquelicot se décline aujourd'hui en sucette, en confiture de pétales, en sirop et en coffret de collection.
cueillette manuelle, en matinée, sur les jachères calcaires de la région de Nemours, entre mai et début juillet.
les pétales de coquelicot sont transformés en décoction, base aromatique du bonbon.
le sucre est cuit selon la méthode traditionnelle, au chaudron de cuivre.
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Le Coquelicot de Nemours se déguste tel quel, en bonbon à sucer, ou sous ses formes dérivées — sucette, confiture de pétales ou sirop. Devenue une spécialité identitaire de la Seine-et-Marne, la confiserie s'exporte aujourd'hui bien au-delà de son terroir d'origine, jusqu'en Scandinavie, en Espagne, en Grande-Bretagne et, depuis 2015, en Chine.
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