Illustration générée par IA
Centre-Val de Loire
« Depuis le XIVe siècle, la gelée de coing d'Orléans se transmet de pâtissier en pâtissier, de la table de François Ier aux vergers de Saint-Ay — toujours dans la même petite boîte ronde à l'effigie de Jeanne d'Arc. »
Confiserie du Centre-Val de Loire.
Illustration générée par IA
L'histoire du Cotignac d'Orléans commence au XIVe siècle, portée par une légende tenace. Un apothicaire originaire de Cotignac, petite commune du Var, aurait apporté sa recette à Orléans et lui aurait donné le nom de sa commune natale. La gelée de coing, fruit rustique et parfumé, trouve ensuite dans les vergers de cognassiers de Beaugency et d'Orléans, en bord de Loire, une terre d'adoption durable.
Illustration générée par IA
Dès le début du XVIIe siècle, l'agronome Olivier de Serres note dans son Théâtre d'agriculture que le cotignac le plus recherché de son temps est celui d'Orléans, et en détaille même la façon de faire « à la manière des Orléanais ». Deux siècles plus tard, en 1833, Balzac réclame le sien dans une lettre à Madame Hanska ; l'anecdote inspirera à son tour des écrivains comme Paul Lacroix ou Charles Buet, qui mettent en scène ce « cotignac d'Orléans » dans leurs récits de la fin du XIXe siècle. Parmi les grandes figures qui appréciaient la friandise, on cite volontiers François Ier. La boîte ronde en bois d'épicéa ornée de l'effigie de Jeanne d'Arc, libératrice de la ville, en fait aujourd'hui encore le souvenir emblématique d'une cité fière de son histoire.
Illustration générée par IA
La recette traversa les siècles avec quelques adaptations : le vin utilisé autrefois pour colorer la gelée laissa place au rouge de cochenille, et le miel médiéval au sucre et au glucose, sans que l'âme du produit ne soit altérée. Avant les années 1940, plusieurs pâtissiers orléanais fabriquaient encore leur cotignac, mais la tradition périclita peu à peu. Aujourd'hui, Benoît Gouchault, pâtissier-confiseur installé à Saint-Ay, à une dizaine de kilomètres d'Orléans, est le dernier artisan à perpétuer la fabrication du Cotignac d'Orléans, avec une production annuelle avoisinant les 25 000 boîtes.
Aspect
Gelée ferme d'une belle couleur ambrée tirant sur le rouge orangé. Texture à mi-chemin entre la pâte de fruit et la gelée : plus compacte que la confiture, moins dure que le quince cheese anglais.
Odeur
Parfum floral et fruité intense, caractéristique du coing cuit.
Goût
Légère acidité naturelle équilibrée par la douceur sucrée.
Texture
Compacte et ferme, avec une légère cristallisation en bouche.
Le jus est filtré, puis coloré (le rouge de cochenille a remplacé le vin autrefois utilisé).
Illustration générée par IA
Le Cotignac d'Orléans se déguste traditionnellement en cassant un morceau du couvercle de sa boîte pour s'en servir de petite cuillère, ou tout simplement en le léchant directement — un geste resté identique depuis des générations. Sa gelée dense et parfumée en fait une gourmandise à savourer seule, en petites bouchées, à la façon d'une confiture fine.
Aucun label officiel. Le Cotignac d'Orléans est une spécialité historique sans reconnaissance INAO, mais jouit d'une notoriété gastronomique établie depuis le XIVe siècle. Son ancienneté et les figures illustres qui s'en sont régalées au fil des siècles en tiennent lieu de blason.
Confiserie artisanale
Faites-vous référencer et gagnez en visibilité auprès des amateurs de produits du terroir.
Demander mon inscription