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Picardie
Chaque premier dimanche de juillet, le temps d'un marché, Noyon redevient la capitale française des fruits rouges.
Fruit de Picardie.
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Le marché aux fruits rouges de Noyon prend son essor au XIXe siècle, porté par l'arrivée du chemin de fer en 1849. À l'origine, il se tenait place de l'Hôtel de ville, tous les jours sauf le samedi, de juin à la mi-juillet, et ouvrait dès quatre heures du matin, annoncé par un commissaire à la cloche. Cerises, fraises, framboises et groseilles y étaient vendues avant d'être acheminées en gare de Noyon pour être expédiées vers Paris, le nord de la France et l'Angleterre. La Première Guerre mondiale interrompt cette tradition, qui ne renaît qu'en 1987, sous la forme d'un grand marché tenu le premier dimanche de juillet.
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À Noyon, la passion de l'artisan Yvon Berthelot a fait naître les « cœurs de Noyon », des bonbons aux fruits rouges qui, en fondant dans la bouche, libèrent un cœur de confiture — un rappel que la région est, depuis longtemps, considérée comme la capitale des fruits rouges. Aujourd'hui, le marché annuel réunit une centaine d'exposants — producteurs, artisans et professionnels de bouche — qui proposent fraises, framboises, cassis, cerises et groseilles sous toutes leurs formes, fruits frais, confitures ou confiseries.
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Le terroir des fruits rouges s'étend autour de Noyon, le long de la vallée de la Divette et à proximité du canal du Nord. La production, spécialité du Noyonnais dès la fin du XIXe siècle, a décliné après la Première Guerre mondiale ; framboises et cassis continuent néanmoins d'y être célébrés chaque début juillet.
Aspect
Une palette de petits fruits aux couleurs vives — rouge éclatant des fraises et framboises, rouge sombre des cerises, noir brillant du cassis, rouge translucide des groseilles.
Odeur
Des parfums fruités francs, plus ou moins acidulés selon le fruit.
Goût
Un équilibre sucré-acidulé qui varie d'un fruit à l'autre, de la douceur de la fraise mûre à l'acidité plus marquée du cassis et de la groseille.
Texture
Chair juteuse et fondante, ponctuée des petits grains ou pépins propres à chaque fruit.
l'un des quatre fruits vendus dès l'origine du marché, au XIXe siècle.
également vendues dès l'origine du marché.
vendues dès l'origine du marché ; aujourd'hui l'un des deux fruits encore célébrés chaque début juillet.
le quatrième fruit vendu dès l'origine du marché.
aujourd'hui, avec la framboise, l'un des deux fruits mis à l'honneur chaque début juillet.
une partie des fruits est transformée en confitures ou en confiseries, comme les cœurs de Noyon.
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Les fruits rouges de Noyon se dégustent nature ou transformés en confiture, à l'image de ce qu'en proposent chaque année les exposants du marché. La confiserie locale en prolonge le souvenir : les cœurs de Noyon, bonbons imaginés par l'artisan Yvon Berthelot, libèrent en bouche un cœur de confiture fondant. Le rendez-vous incontournable reste le marché du premier dimanche de juillet, où fraises, framboises, cassis, cerises et groseilles se déclinent sous toutes leurs formes.
Les fruits rouges de Noyon ne portent aucun signe officiel de qualité (AOP, IGP, Label Rouge) : leur réputation tient à une tradition locale plutôt qu'à un cahier des charges. Elle repose sur le marché aux fruits rouges de Noyon, ravivé en 1987 après avoir disparu pendant des décennies, et sur la confiserie artisanale des « cœurs de Noyon ».
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