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Normandie
« Sur la place du Vieux-Marché, là où Jeanne d'Arc périt dans les flammes le 30 mai 1431, un chocolatier rouennais imagina une confiserie en forme de larme — une amande caramélisée enrobée de chocolat noir, roulée dans le cacao amer. »
Confiserie de Normandie.
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Rouen garde en son cœur la cicatrice indélébile du 30 mai 1431, jour où Jeanne d'Arc fut brûlée vive sur la place du Vieux-Marché après son procès tenu dans la ville. La mémoire de la Pucelle d'Orléans y est omniprésente, de la cathédrale à la tour Jeanne-d'Arc, du musée au cœur de la vieille ville pavée.
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C'est dans cet esprit de mémoire et d'hommage que le chocolatier rouennais Jean-Marie Auzou, dont la boutique historique se trouve rue du Gros Horloge — artère historique de Rouen —, imagina il y a une quarantaine d'années une confiserie locale originale, un souvenir gourmand à la mesure de la figure héroïque de Jeanne. Il créa une amande caramélisée enrobée de ganache au chocolat noir, puis roulée dans le cacao amer non sucré — en forme de larme, arrondie d'un côté et pointue de l'autre, évoquant les pleurs de la martyre.
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Les Larmes de Jeanne sont depuis devenues la spécialité confisière de référence de Rouen : dans un sondage mené en 2025 auprès des lecteurs de L'Essentiel Rouen (109 répondants), 48,6 % les citent comme leur confiserie rouennaise préférée, devant le sucre de pomme (27,5 %) et les 100 clochers (23,9 %). Vendues aujourd'hui dans sept boutiques Auzou, dont l'enseigne historique de la rue du Gros-Horloge, elles restent un souvenir gourmand prisé des visiteurs de passage dans la cité normande.
Aspect
Confiserie en forme de larme — pointue d'un côté, ronde de l'autre. Surface sombre et légèrement poudreuse, couverte de cacao amer non sucré.
Odeur
Intense chocolaté et cacao amer, notes de noisette grillée issues de l'amande torréfiée. Arôme profond et séduisant.
Goût
Succession en bouche : l'amertume du cacao, la richesse fondante du chocolat noir (minimum 65 % de cacao), puis le croquant de l'amande caramélisée.
Texture
Trois couches distinctes — cacao poudreux en surface, chocolat fondant au milieu, cœur croquant de l'amande caramélisée.
Amandes torréfiées à haute température pour développer leurs arômes et intensifier la saveur noisettée.
Amandes enrobées dans un sucre cuit jusqu'au stade du caramel ambré, puis refroidies.
Chocolat de couverture fondu, mélangé à de la crème fraîche pour obtenir une ganache onctueuse et intense.
Chaque amande caramélisée est enrobée à la main de ganache chocolat noir.
La confiserie est façonnée manuellement ou par moulage pour obtenir la forme en larme caractéristique.
Chaque larme est roulée dans du cacao amer non sucré pour son enrobage final.
La fabrication a lieu dans l'atelier Auzou de Val-de-Reuil (Eure), qui produit quotidiennement l'ensemble des pâtisseries livrées dans les boutiques de la maison.
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Les Larmes de Jeanne se dégustent à température ambiante, en une ou deux bouchées. Elles accompagnent volontiers un café noir intense ou un thé fumé (Lapsang Souchong) — une suggestion d'accord, non une recommandation officielle du producteur. Leur intensité chocolatée en fait une confiserie réservée aux amateurs de chocolat noir. Elles se conservent hors du réfrigérateur, autour de 18°C, à l'abri de l'humidité, de l'air et de la lumière, dans leur emballage d'origine.
Les Larmes de Jeanne ne bénéficient d'aucune protection officielle INAO (AOP, IGP). C'est une création artisanale contemporaine, spécialité confisière de la Chocolaterie Auzou, qui a acquis une notoriété de fait à Rouen et en Normandie.
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