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Oie du bocage normand — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Normandie

Oie du bocage normand

L'oie aux yeux bleus, dodue d'herbe et de pommes véreuses, qui embarquait autrefois à Cherbourg pour le Christmas anglais avant de trôner sur les tables normandes de fin d'année.

Volaille fermière de Normandie.

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L'Essentiel

Histoire & Origine

Une race normande née dans les herbages de la Manche

L'oie normande, dite « l'oie aux yeux bleus », descend des oies communes qui peuplaient depuis des siècles les cours de fermes normandes et bretonnes, issue d'un croisement avec l'oie cendrée. Race autochtone typique de la Normandie, elle était à l'origine surtout répandue dans la Manche, avant de conquérir le reste de la région grâce à la qualité de sa chair, dense et exquise. Une variété portant un petit toupet sur la tête, l'oie de Bavent, s'est développée aux alentours de cette commune du Calvados, avec par ailleurs les mêmes caractéristiques que sa cousine.

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Le plat de Noël qui traversait la Manche

Très commune jusqu'au milieu du XXe siècle, l'oie normande s'imposait comme le plat de résistance des Normands pour les fêtes de fin d'année. Sa réputation gustative franchissait elle-même la Manche : au début du XXe siècle, des troupeaux entiers, soigneusement élevés, embarquaient à Cherbourg à destination de l'Angleterre pour le « Christmas » anglais.

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D'une race menacée à la relance par les circuits courts

L'exode rural et l'industrialisation agricole de l'après-Seconde Guerre mondiale ont failli faire disparaître la race, aujourd'hui réduite à quelques centaines d'individus et classée « en danger » à l'inventaire FAO. Elle doit sa relance à des réseaux comme celui des CIVAM normands, qui accompagnent son intégration dans des exploitations disposant d'un verger à valoriser, ainsi qu'à des conservatoires comme l'écomusée de la Bintinais, près de Rennes, qui en présente un couple dans son cheptel de races anciennes.

Caractéristiques du produit

Description sensorielle

Aspect

Palmipède massif aux yeux bleus, autosexable dès la naissance : le jars est entièrement blanc, l'oie est blanche marquée de grandes taches gris-brun sur les ailes, les flancs et le cou. Bec court et haut, orange comme les pattes. Poids adulte de 4,5 à 5,5 kg pour le jars, de 4 à 5 kg pour l'oie ; prête à cuire, elle pèse de 2,5 à 2,8 kg.

Goût

Chair exquise et dense, excellente rôtie ou braisée — moins grasse que l'oie de Toulouse ou l'oie d'Alsace du fait de la grande consommation d'herbe de l'animal.

Texture

Rôtis peu gras du fait du régime herbager ; chair également appréciée en terrine.

Mode de fabrication

01

Reproduction et ponte

période de ponte courte, de mars à fin mai seulement ; œufs blancs de 80 à 120 g.

02

Élevage en plein air

les oies vivent en liberté sur un terrain herbeux avec accès à l'eau, dans un rayon d'environ 500 mètres autour … Lire la suite
les oies vivent en liberté sur un terrain herbeux avec accès à l'eau, dans un rayon d'environ 500 mètres autour de leur lieu d'élevage ; jusqu'à 60 oies par hectare en été, 20 en hiver.
03

Finition aux pommes

à l'automne, les oies se nourrissent des fruits véreux tombés des vergers avant les autres, ce qui permet d'inté… Lire la suite
à l'automne, les oies se nourrissent des fruits véreux tombés des vergers avant les autres, ce qui permet d'intégrer cet élevage aux exploitations disposant d'un verger à valoriser.
04

Abattage et préparation

les oies sont prêtes à consommer au moment des fêtes de fin d'année, pour un poids prêt à cuire de 2,5 à 2,8 kg.

Dégustation & accords

Oie du bocage normand — illustration générée par IA Illustration générée par IA

L'oie du bocage normand se déguste avant tout rôtie, sa chair dense et peu grasse en faisant une pièce de choix pour les repas de fête plutôt qu'un usage en foie gras. Elle se prête également à une préparation en terrine. Sa place est celle du plat de résistance des tables normandes de Noël et du Jour de l'An, dans la continuité d'une tradition qui la voyait autrefois embarquer à Cherbourg pour les tables anglaises du Christmas.

Les acteurs du terroir

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