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Saint-Pierre-et-Miquelon
Une mûre orangée qu'on ne plante pas mais qu'on va chercher, sur les tourbières battues par le vent de Saint-Pierre-et-Miquelon.
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Sur les tourbières de Saint-Pierre-et-Miquelon, entre mousses rousses et blocs de granit du nord-est canadien, pousse une petite mûre sauvage de couleur orangée que les habitants de l'archipel nomment platebière — ailleurs en français, on dit plutôt plaquebière, ou encore ronce des tourbières. Le ministère de l'Agriculture la range parmi les produits phares de l'archipel, aux côtés de la morue et du crabe des neiges qui dominent la table locale.
Dans une famille de l'archipel, Sophie prépare chaque année de la confiture de platebière depuis quatre ans ; elle se souvient l'avoir ramassée dès son plus jeune âge. C'est son mari Pascal qui s'occupe de la cueillette, un geste qu'il dit apprécier autant pour le fruit que pour la marche qu'il impose.
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Une fois cueillie, la platebière se transforme surtout en confiture — Sophie garde sa recette secrète, avec un principe simple : ne pas trop sucrer, pour garder le goût du fruit. Le ministère de l'Agriculture cite aussi le sorbet parmi ses usages traditionnels. Pascal, lui, en tire une liqueur artisanale, en mélangeant les fruits à de l'alcool de fruit et de l'alcool blanc, avant une macération de quatre mois avant dégustation.
Aspect
Petite mûre sauvage de couleur orangée.
sur les tourbières de l'archipel.
cuisson du fruit avec du sucre, en dosant pour ne pas couvrir le goût du fruit.
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La platebière se déguste avant tout transformée : en confiture, à offrir ou à garder pour soi, en sorbet, ou en liqueur artisanale à déguster avec modération après ses quatre mois de macération.
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