Illustration générée par IA
Label Rouge — IGP — Provence-Alpes-Côte d'Azur
Entre la Crau et les alpages, l'agneau transhumant brûle le thym et respire la montagne.
Agneau de Provence-Alpes-Côte d'Azur, IGP depuis 2007.
Illustration générée par IA
L'agneau de Sisteron incarne la transhumance méditerranéenne dans sa forme la plus épurée et authentique. Sisteron, petite citadelle de Provence perchée sur les rives de la Durance, est depuis longtemps un carrefour des échanges de troupeaux entre les Alpes et les plaines provençales — au point que son abattoir est devenu le premier abattoir ovin de France. Le pastoralisme ovin est attesté depuis plus de six mille ans dans le Sud-Est de la France, aux prémices mêmes de l'élevage. Les brebis mères sont de races rustiques provençales — Mérinos d'Arles, Préalpes du Sud ou Mourérous —, conduites en élevage extensif et pastoral sur de vastes parcours.
Illustration générée par IA
La dénomination « Agneau de Sisteron » elle-même est plus récente : elle apparaît dans les années 1920, à l'initiative de Maurice Richaud, chevillard sisteronnais qui commence à sélectionner et à expédier les agneaux de sa région vers les tables les plus prestigieuses. Le Label Rouge est homologué en 1995 (LA n° 09/95), reconnaissant le savoir-faire d'élevage pastoral traditionnel. L'INAO donne son agrément au dossier IGP le 26 juin 2003, et l'Indication Géographique Protégée est enregistrée officiellement au niveau européen le 16 février 2007. La filière rassemble aujourd'hui environ 260 éleveurs qualifiés, réunis autour de cinq organisations de producteurs, qui perpétuent cette transhumance sur un territoire précisément défini.
L'aire géographique de l'IGP s'étend sur la majeure partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que sur la Drôme dite « provençale ». L'élevage y est extensif et pastoral : l'éleveur doit justifier d'un chargement inférieur à dix brebis par hectare de surfaces fourragères, sur des parcours non mécanisables. Les agneaux, allaités par leur mère, sont abattus jeunes — entre 70 et 150 jours —, ce qui donne une viande claire, au goût léger et d'une grande tendreté. Abattage local et traçabilité (identification des agneaux trois jours après leur naissance, déclaration à l'association César, organisme de défense et de gestion) caractérisent aussi cette IGP.
Aspect
Viande claire, légèrement rosée. Découpe fine, homogène.
Odeur
Arôme discret et délicat.
Goût
Bouche fine, viande tendre, goût léger, sans caractère sauvage marqué.
Texture
Très tendre — l'un des traits les plus constamment mis en avant par la filière.
Illustration générée par IA
Agneau de cuisson douce : côtelettes en grillades courtes (5-6 min par face), gigot à la broche 45-50 min, navarin printanier, tagines, côtes aux herbes. Accompagne vins de Provence (rouge léger, Côtes de Provence Cru Classé). Assaisonnement léger respecte délicatesse naturelle : sel, poivre, herbes fraîches suffisent. Idéal pour Pâques et fêtes de printemps.
Depuis : 1995
Exigences clés : Brebis Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud ; élevage extensif et pastoral (< 10 brebis/ha) ; agneaux abattus entre 70 et 150 jours ; abattage local ; traçabilité dès la naissance
Depuis : 2007
Exigences clés : Né, élevé et abattu dans la zone IGP (majeure partie de PACA et Drôme provençale) ; races rustiques provençales ; conduite extensive et pastorale
Agrément INAO 2003.
Syndicat
Coopérative
Faites-vous référencer et gagnez en visibilité auprès des amateurs de produits du terroir.
Demander mon inscription