Illustration générée par IA
Corse
Dix-huit mois de nage soutenue dans les courants d'un golfe corse, pour un poisson à la musculature dense et à la chair peu grasse — une filière née dans les étangs de la côte orientale, aujourd'hui en demande d'indication géographique protégée.
Produit de la mer de Corse.
Illustration générée par IA
Les premiers essais d'élevage de la daurade en Corse remontent aux années 1970-1980, dans les étangs salés de la côte orientale de l'île. Ces bassins fermés, peu renouvelés en eau de mer, limitent toutefois la croissance et la survie des poissons. À la fin des années 1980, une fois les techniques d'élevage en mer ouverte fiabilisées, les aquaculteurs corses déplacent rapidement leurs fermes marines vers les golfes de la façade occidentale et méridionale de l'île, où les poissons grandissent plus vite et dans de meilleures conditions sanitaires qu'en étang.
Illustration générée par IA
L'élevage se concentre aujourd'hui dans dix-sept golfes maritimes, de Girolata à Porto-Vecchio sur la côte occidentale et méridionale, et jusqu'à Saint-Florent et Galéria au nord. Ces golfes, abrités de la houle, bénéficient d'une eau limpide et fortement oxygénée : la rencontre des courants océaniques entrant par le détroit de Gibraltar, du relief sous-marin escarpé qui fait remonter les eaux profondes, et de vents forts soufflant plus de 220 jours par an, assure un renouvellement constant de l'eau d'élevage. La température de la mer, comprise entre 12 et 24°C, reste dans le préférendum thermique de la daurade mais n'est optimale que trois à quatre mois par an — ce qui impose une durée d'élevage d'au moins dix-huit mois pour atteindre une taille commercialisable, plus longue que dans d'autres bassins méditerranéens d'élevage.
Le Syndicat des aquaculteurs corses « Mare e Stagni Corsi », installé sur le campus de l'Università di Corsica à Corte, porte depuis plusieurs années une démarche de reconnaissance officielle pour la « Daurade de Corse / Dorade royale de Corse ». Le comité national IGP-LR-STG de l'INAO a approuvé le cahier des charges lors de sa séance du 16 octobre 2025 ; l'arrêté d'homologation, publié au Journal officiel du 25 février 2026, autorise sa transmission à la Commission européenne pour un enregistrement en indication géographique protégée. Le dossier, déposé sous le numéro PGI-FR-03512 au registre européen eAmbrosia, est toujours à l'instruction : le signe IGP n'est pas encore obtenu.
Aspect
Poisson de l'espèce Sparus aurata, au corps bombé, elliptique et comprimé sur les flancs, à la tête haute et massive marquée d'une bande dorée entre les yeux et sur les joues — qui lui vaut son nom de « royale ». Dos et flancs argentés, tache noire à la base de la ligne latérale, teinte orangée sur le bas du corps.
Goût
Chair peu grasse, avec un taux de matière grasse inférieur à 9 %, et un ratio d'acides gras oméga 3 / oméga 6 supérieur à 1.
Texture
Musculature importante et intégrité physique proche du poisson sauvage, acquises par une nage soutenue dans des cages sans cesse traversées par un courant.
(étape facultative) — tri des lots pour une meilleure homogénéité avant le transfert en mer.
mise à jeun de 48 heures minimum si l'eau est à 16°C ou moins, 36 heures au-delà.
Illustration générée par IA
La Daurade de Corse se commercialise entière — éviscérée ou non — ou découpée en filets, fraîche en caisse sous glace ou en barquette sous atmosphère normale, modifiée ou sous vide. Entière, elle se reconnaît à l'absence totale de blessure, de parasite ou de malformation sur le corps, les écailles et les opercules ; en filet, à une peau intacte, sans blessure ni parasite. Sa chair peu grasse et sa texture ferme, acquises par dix-huit mois de nage en cage, se prêtent aux cuissons simples — au four, en papillote, grillée entière — qui laissent parler la fraîcheur d'un poisson conditionné moins de quatre heures après sa pêche.
Aucun signe officiel obtenu à ce jour. Le Syndicat des aquaculteurs corses « Mare e Stagni Corsi » porte une demande d'indication géographique protégée pour la « Daurade de Corse / Dorade royale de Corse » : le cahier des charges a été approuvé par le comité national IGP-LR-STG de l'INAO en sa séance du 16 octobre 2025, puis homologué par arrêté du 18 février 2026 (JORF du 25 février 2026), en vue de sa transmission à la Commission européenne. Le dossier est enregistré au registre eAmbrosia sous le numéro PGI-FR-03512, au statut « demande » — l'IGP n'est pas encore obtenue au niveau européen.
Aucun acteur n'est encore référencé pour ce produit.