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Griottines de Fougerolles — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Franche-Comté

Griottines de Fougerolles

« La douceur de la cerise et le mordant du kirsch » : la griotte de Fougerolles se grignote toute seule, se glisse dans une coupe de champagne ou se cache dans une Forêt-Noire.

Fruit de Franche-Comté.

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L'Essentiel

Région Franche-Comté Bourgogne-Franche-Comté
Saison
J F M A M J J A S O N D

Toute l'année

disponible toute l'année
Département
Haute-Saône70
ZoneFougerolles (Haute-Saône), où les Grandes Distilleries Peureux macèrent une cerise des Balkans, l'Oblachinska

Histoire & Origine

Griottines de Fougerolles — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Fougerolles, pays de la cerise et du kirsch

Au pied des premiers contreforts du massif des Vosges, Fougerolles offre aux cerisiers un cadre qu'Anecdotrip dit idéal : un microclimat très spécifique, de nombreuses sources, des plateaux entre 300 et 500 mètres d'altitude. Le territoire était autrefois couvert de pommiers et de poiriers ; c'est à la fin du XVIIe siècle que s'y développe la culture du cerisier, liée à la distillation de l'eau-de-vie de cerise. Selon la tradition, un Piémontais d'origine, Sébastien Grandjean, aurait introduit cette culture vers 1680.

Le fruit est d'abord distillé : l'eau-de-vie de cerise, baptisée de son nom allemand kirschwasser puis kirsch, est évoquée dès 1630. Des productions fermières, elle passe aux distilleries industrielles du XIXe siècle, et le kirsch de Fougerolles bénéficie aujourd'hui d'une AOC. À Fougerolles, l'Écomusée du Pays de la Cerise occupe un ancien domaine de distillateurs du XIXe siècle, entouré de son verger.

Une distillerie, une idée de 1968

La distillerie Peureux naît en 1864, spécialisée notamment dans la production de kirsch. Il faut attendre 1968 pour que l'entreprise crée une spécialité de cerises griottes macérées dans un mélange de kirsch et de liqueur. Wikipédia, qui les dit produites à Fougerolles par les Grandes Distilleries Peureux, les fait naître du rapprochement de Claude Peureux, PDG de l'époque, et de Pierre Baud, son responsable de laboratoire.

Encore fallait-il trouver une variété capable de résister au dénoyautage, avec une chair suffisamment ferme après macération.

Griottines de Fougerolles — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Une cerise des Balkans, signée Fougerolles

La réponse vient d'ailleurs : la variété balkanique Oblachinska, originaire de Serbie selon Wikipédia, que l'office de tourisme du Pays de Villersexel dit cultivée et récoltée uniquement dans les Balkans. Ronde et non oblongue, facile à dénoyauter, c'est la seule, écrit Wikipédia, qui ait assez de goût et de tonus pour que sa chair reste ferme durant le lent processus de macération. Produites à Fougerolles, les Griottines doivent donc leur fruit aux Balkans.

Chocolatiers, marque et bocal rouge

En 1972, Mickael Azouz, champion du monde de chocolat, crée avec les griottes les premiers bonbons au chocolat aux Griottines, ce qui marque, selon Wikipédia, le début de leur renommée. La marque « Griottines » est déposée en 1980. En 2005, Bernard Baud, fils de Pierre Baud et PDG des Grandes Distilleries Peureux, décide de rajeunir l'image de la spécialité : le partenariat qu'il noue avec une agence parisienne aboutit au bocal tiré des codes de la cosmétique, emballé dans un coffret rouge translucide.

Caractéristiques du produit

Description sensorielle

Aspect

de petites cerises aigres, rondes et non oblongues, dénoyautées de façon à garder leur aspect.

Goût

« la douceur de la cerise et le mordant du kirsch », écrit Le Gourmeur.

Texture

une chair qui reste ferme après la macération ; la maison vante leur « tendresse » et leur « croquant ».

Variétés & déclinaisons

Original

la version « Original » de la maison, en différentes contenances : « de 35 cl à 1 L pour les plus gourmands », plus un format de 5 cl et dix mini-pots dans son catalogue en ligne.

Autres versions de la gamme

le catalogue de la maison propose en outre des Griottines « Saint James », « Cointreau » et « Traiteur ».

Mode de fabrication

01

Cueillir à la main

la cueillette se fait uniquement à la main, les fruits sont récoltés sans queue.

02

Laver, trier, calibrer

les cerises sont emmenées au centre de collecte tout proche pour être lavées et triées, puis calibrées pour ne retenir q… Lire la suite
les cerises sont emmenées au centre de collecte tout proche pour être lavées et triées, puis calibrées pour ne retenir que celles d'un diamètre compris entre 14 et 20 mm.
03

Une première macération

dans les six heures suivant la récolte, les fruits sont plongés dans des fûts de liqueurs venus de Fougerolles, pour pré… Lire la suite
dans les six heures suivant la récolte, les fruits sont plongés dans des fûts de liqueurs venus de Fougerolles, pour préserver leurs arômes. L'office de tourisme du Pays de Villersexel parle d'une macération le jour même dans une liqueur de conservation.
04

Un second tri

de retour à Fougerolles, les fruits sont triés de nouveau pour ne retenir que ceux de 18 à 20 mm.

05

Dénoyauter

une machine oriente chaque griotte pour que le noyau soit expulsé par la cicatrice d'insertion du pédoncule : le fru… Lire la suite
une machine oriente chaque griotte pour que le noyau soit expulsé par la cicatrice d'insertion du pédoncule : le fruit garde son aspect.
06

Macérer encore

plusieurs autres macérations suivent, avec des mélanges d'alcool neutre, de kirsch, de sucre et d'autres ingrédi… Lire la suite
plusieurs autres macérations suivent, avec des mélanges d'alcool neutre, de kirsch, de sucre et d'autres ingrédients (Cointreau, vinaigre…), dans une liqueur kirschée à 15 % vol, avant le conditionnement.

Dégustation & accords

Griottines de Fougerolles — illustration générée par IA Illustration générée par IA

Les Griottines se mangent telles quelles — elles peuvent, dit Le Gourmeur, « tout simplement être grignotées toutes seules » — mais la maison les voit aussi à l'heure de l'apéritif, du cocktail et dans l'assiette, en recettes salées et sucrées. On les met dans un verre de champagne, on les sert en tapas avec du comté ou sur une glace à la vanille, et elles entrent traditionnellement dans la confection des Forêts-Noires. Le chef François Lachaux, meilleur ouvrier de France, y puise des recettes de terrines et de gâteaux, avec sa brigade, au laboratoire de l'Institut Griottines, à Fougerolles.

Macérées dans une liqueur à 15 % vol, elles restent un produit alcoolisé.

Labels & Certifications

À noter

« Griottines » est une marque, déposée en 1980, que la maison Peureux écrit Griottines® : ni AOP, ni IGP, ni Label Rouge ne protègent la spécialité. L'AOC de Fougerolles est celle du kirsch, l'un des alcools qui entrent dans la macération.

Les acteurs du terroir

Aucun acteur n'est encore référencé pour ce produit.