Illustration générée par IA
IGP — Label Rouge — Midi-Pyrénées
Poulet fermier du Gers : chair blanche tendre, élevé en liberté sous le soleil gersois, saveur fine et douce — l'excellence avicole gascon née d'une alliance entre races rustiques et céréales du terroir.
Volaille fermière de Midi-Pyrénées, IGP depuis 1996.
Illustration générée par IA
Dans la plaine gasconne, le Gers a de tout temps conjugué polyculture et élevage : jusque dans les années 1950, chaque exploitation familiale nourrissait un élevage avicole diversifié — poules pondeuses, poulets de chair, dindes, oies et canards — destiné avant tout aux besoins du ménage. Premier département producteur de céréales de Midi-Pyrénées, le Gers fournissait naturellement le blé et le maïs qui constituent la base de l'alimentation de ces volailles de basse-cour.
Les surplus de production se sont progressivement écoulés sur les marchés traditionnels de Fleurance, Séissan, Samatan, Mirande et Gimont. Dans les années 1960 apparaissent les premiers groupements de producteurs, soucieux de mieux maîtriser les techniques d'élevage ; en 1975, ces groupements s'associent aux abattoirs du département pour fonder l'Association avicole du Gers (Avigers), avec l'objectif d'assurer un débouché commercial plus sûr et de promouvoir l'origine et la qualité des volailles gersoises. Avigers fédère aujourd'hui environ 300 éleveurs du Gers et des départements limitrophes.
La reconnaissance officielle vient d'abord par le Label Rouge, obtenu dès 1977, puis par l'Indication Géographique Protégée en 1996 — dix-neuf ans plus tard —, qui consacre une démarche qualitative déjà solidement installée. Aujourd'hui, les volailles du Gers sont présentes sur les marchés gascons et dans toute la France, symbole d'un élevage attentif qui refuse les compromis de l'industrie avicole intensive.
La volaille du Gers, entière ou en découpe, présente une carcasse ronde aux filets rebondis et aux cuisses charnues, une chair ferme et une peau fine — des caractéristiques directement liées à l'âge d'abattage tardif et à l'accès permanent au parcours extérieur. Élevée en plein air, elle bénéficie de conditions de croissance favorables qui lui donnent typicité et saveur.
L'odeur crue est subtile et légèrement céréalière, reflet d'une alimentation riche en céréales. Cuite, la chair libère des arômes de beurre et de volaille rôtie. La saveur est fine, douce, légèrement herbacée — une chair qui n'a pas besoin d'être masquée par des sauces puissantes pour être savoureuse.
Illustration générée par IA
Les poussins, issus de souches rustiques à croissance lente, ont accès en permanence, dans la journée, à un parcours extérieur herbeux et arboré dès l'âge de six semaines pour les poulets, chapons et poulardes (sept semaines pour les dindes, huit pour les pintades). Chaque site d'élevage ne compte pas plus de 400 m² de bâtiments, et le parcours extérieur représente au moins 2 m² par poulet — porté à 4 m² par chapon au-delà de 91 jours —, permettant une réelle expression des comportements naturels : grattage, picotage, bains de poussière.
L'alimentation est composée à 100 % de végétaux, minéraux et vitamines, avec un minimum de 80 % de céréales et dérivés de céréales en phase d'engraissement pour le poulet, le chapon, la poularde et la dinde — sans obligation que ces céréales proviennent du Gers. La durée d'élevage minimale est de 81 jours pour le poulet fermier (100 jours pour le poulet gris) — près du double de la norme industrielle de 42 jours —, ce qui permet le développement musculaire et la constitution des réserves graisseuses responsables de la saveur. La poularde est élevée au moins 120 jours, et le chapon au moins 150 jours, traditionnellement pour les fêtes de fin d'année.
Illustration générée par IA
Le poulet fermier du Gers se prête à toutes les préparations classiques de la cuisine gasconne : rôti au four à la graisse d'oie, poché avec des légumes, en fricassée avec des champignons des sous-bois, ou simplement sauté à la poêle avec de l'ail et du persil plat. Sa chair ferme supporte les cuissons longues sans se défaire, et son gras naturel lui permet de rester moelleux sans arrosages fréquents.
Les accords en vins accompagnent naturellement les préparations gasconnes : un Côtes de Gascogne blanc vif et aromatique pour un poulet rôti léger, un Madiran charnu pour une préparation braisée au vin, un Armagnac flambé pour un poulet aux cèpes. Pour les fêtes, un capon du Gers s'accompagne magnifiquement d'un Jurançon sec minéral ou d'un Pacherenc du Vic-Bilh blanc.
Les volailles du Gers IGP incluent plusieurs catégories : poulet fermier jaune, blanc ou noir (81 jours minimum), poulet gris (100 jours minimum), poularde (120 jours minimum), chapon (150 jours minimum, traditionnellement réservé aux fêtes), ainsi que la pintade fermière, la dinde fermière et le canard de Barbarie fermier du Gers. Le canard à foie gras du Sud-Ouest, produit sous une IGP distincte, partage le même terroir gersois mais relève d'un cahier des charges différent.
Depuis : 1996
Zone couverte : Gers + cantons limitrophes (31, 40, 47, 64, 65, 82)
Exigences clés : Souches rustiques à croissance lente, 81 j min. d'élevage (poulet), accès au parcours dès 6 semaines, 80% mini. de céréales en engraissement
Depuis : 1977
Zone couverte : Gers + cantons limitrophes (31, 40, 47, 64, 65, 82)
Exigences clés : Antérieur de 19 ans à l'IGP ; mêmes conditions d'élevage en plein air
Association
Coopérative
Faites-vous référencer et gagnez en visibilité auprès des amateurs de produits du terroir.
Demander mon inscription