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Alsace
Un pain massif de fruits secs et confits, à peine retenu par un voile de pâte, tranché fin comme un secret que l'on garde pour les fêtes.
Pâtisserie ou spécialité boulangère d'Alsace.
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Le nom même du berawecka divise. Une lecture répandue veut qu'il vienne de Beera, « poire » en dialecte alsacien, puisque la poire séchée en est traditionnellement l'ingrédient premier. Mais une autre origine, documentée indépendamment par un média national et par un site régional, y voit une racine yiddish : Pessa'h, la Pâque juive. Le berawecka serait ainsi, à l'origine, le gâteau de fruits secs traditionnel de la communauté juive d'Alsace — autrefois fortement implantée dans la région — repris ensuite par les chrétiens pour leurs propres fêtes de fin d'année. Préparé après les dernières récoltes de l'automne, avec très peu de pâte et beaucoup de fruits secs et confits, il restait consommable jusqu'à la Pâque juive suivante, à une saison où les fruits frais manquaient encore aux jardins.
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Chaque famille alsacienne garde sa propre recette de berawecka, transmise de génération en génération, avec ses propres proportions de fruits et ses propres épices. La pâtissière et confiturière alsacienne Christine Ferber en fait ainsi partie : elle fait sécher elle-même quetsches et poires avant d'y ajouter figues séchées, abricots secs, écorces de citron ou d'orange confites, amandes et noix. Le berawecka déborde d'ailleurs largement des frontières de l'Alsace : on le retrouve, sous des formes voisines, parmi les gourmandises de Noël d'Allemagne et d'Autriche.
Aspect
Un pain dense et compact, à peine retenu par une fine couche de pâte, où dominent visuellement les morceaux de fruits secs et confits serrés les uns contre les autres.
Odeur
Un parfum d'épices chaudes — cannelle, anis, muscade, girofle — mêlé aux notes sucrées des fruits macérés en eau-de-vie.
Goût
Riche et généreux, entre la douceur des fruits secs et confits et le relief apporté par les épices et l'eau-de-vie de macération.
Texture
Dense et moelleuse, tranchant net en fines lamelles grâce à la faible proportion de pâte.
une pâte à pain fine, tout juste suffisante pour lier l'ensemble, préparée avec le jus de la macération.
la pâte est formée en un ou plusieurs petits pains oblongs.
au four, à température douce, pour laisser les saveurs se mélanger sans dessécher le pain.
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Le berawecka se déguste en tranches très fines, au moment du thé ou en accompagnement d'une tranche de foie gras — un mariage classique des tables de fête alsaciennes. Il se marie tout aussi bien avec un café ou un vin chaud. Bien emballé, il se conserve plusieurs semaines à plusieurs mois : un très bon berawecka se garde ainsi, dit-on, de Noël à Pâques.
Le berawecka ne porte aucun signe officiel (AOP, IGP, Label Rouge) : c'est une spécialité familiale et artisanale, aux recettes multiples et non codifiées, transmises de génération en génération.
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