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Pays de la Loire
Après la saison de la sardine, c'est elle qui prend le relais sur le port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie : un crustacé sauvage pêché au casier depuis les années 1960, que la Rose de Saint-Gilles a rejoint en 2026 au rang des Sites Remarquables du Goût.
Produit de la mer des Pays de la Loire.
Depuis les années 1960, la crevette rose fait partie intégrante de la vie du port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et du quotidien de ses pêcheurs, marquant chaque automne le retour de la pêche aux casiers. Cette pêche s'est développée entre les années 1960 et 1980, dans la foulée de la campagne sardinière qui se terminait fin octobre : à cette époque déjà, il n'était pas rare que les bateaux reviennent de très belles pêches.
Aujourd'hui, sur la quarantaine de bateaux que compte la flotte locale, six seulement sont armés pour la pêche à la crevette, faisant vivre onze marins à l'année. Deux de ces six navires seulement en vivent presque à temps plein ; les autres pratiquent une activité polyvalente selon les saisons — la pêche au bar de mi-avril à mi-novembre, et parfois la civelle de décembre à janvier.
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La Rose de Saint-Gilles est capturée à une profondeur maximale d'environ 45 mètres, à une heure de navigation du port, entre Bretignolles-sur-Mer et Saint-Jean-de-Monts. Cette pêche artisanale aux casiers repose sur une connaissance fine des courants, des fonds marins et des zones de pêche du littoral vendéen — un savoir-faire transmis de génération en génération sur le port.
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De retour au port, la pêche du jour est débarquée à la criée de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où huit mareyeurs sont en activité ; les crevettes y sont mises en vente aux enchères entre 4h30 et 5h30 du matin. En février 2026, après la sardine labellisée dès 1998, la Rose de Saint-Gilles a elle aussi décroché la distinction « Site Remarquable du Goût » — un nouveau vecteur de reconnaissance pour la filière locale. La distinction est portée par une association présidée par Denise Renaud, et célébrée chaque novembre lors de l'Apérose, un événement organisé à la criée même, aux côtés des vignerons de Brem-sur-Mer et du sel des marais salants de Saint-Hilaire-de-Riez.
Goût
Saveur délicate, mise en avant par l'association qui porte la distinction : un crustacé sauvage reconnu pour « sa fraîcheur, sa finesse et sa saveur délicate ».
En case de mareyage, la Rose est recontrôlée, repesée à l'agréage, puis répartie en viviers selon son calibre.
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Les puristes la dégustent nature, ou simplement posée sur une tartine de pain frais avec du beurre salé ; elle se prête aussi à des préparations plus composées — salade de crevettes roses et avocat, chair de pamplemousse, ou ceviche.
Côté cuisson, la recette tient en quelques gestes : rincer les crevettes vivantes à l'eau fraîche, les plonger dans une grande casserole d'eau salée portée à ébullition, attendre la reprise du bouillon, puis laisser cuire encore quelques dizaines de secondes — moins d'une minute — avant d'arrêter le feu et de les égoutter. Elles se servent alors encore tièdes, nature ou accompagnées de pain frais et de beurre salé.
La Rose de Saint-Gilles n'est protégée par aucun des six signes officiels de qualité. Elle porte, depuis février 2026, la distinction « Site Remarquable du Goût », décernée par la Fédération nationale des Associations locales des Sites Remarquables du Goût — la même distinction qu'avait obtenue, en 1998, la Sardine de Saint-Gilles-Croix- de-Vie. Elle est portée par l'association Site Remarquable du Goût – la Rose de Saint-Gilles, présidée par Denise Renaud, domiciliée à la mairie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
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